Impact de la crise COVID-19 sur la situation financière des ménages

La Banque de France vient de publier une première photographie de l’impact de la crise du COVID-19 sur la situation financière des ménages français. En voici un résumé et notre appréciation.

Hausse forte de l’épargne des français

« la détention de dépôts bancaires augmente fortement (19,6 milliards d’euros); alors que la progression des crédits s’est brutalement interrompue. » On peut déduire de ce chiffre une montée de l’épargne forcée : En effet, avec le confinement, les ménages ont eu deux comportements. En 1er, ils ont restreint leurs achats volontairement du fait de l’incertitude économique. En 2nd, ils ont été « empêchés » de consommer en raison du confinement. Double impact sur l’accumulation de l’épargne. Les chiffres le montrent : +13,8 milliards d’euros sur les comptes de dépôt (baisse de la consommation) et +5,8 milliards d’euros sur les comptes rémunérés (épargne de précaution supplémentaire). Ce chiffre de 19,6 milliards d’euros est à comparer avec les 6 milliards que l’on constate habituellement au mois de mars (moyenne sur les 3 dernières années).

Arrêt brutal de la production de crédits

« on enregistre des remboursements nets des prêts à la consommation […]. D’autre part, les flux nets de crédits à l’habitat se sont fortement contractés même s’ils sont encore légèrement positifs (1 milliard d’euros en mars, à comparer à 5,6 milliards d’euros en février et une moyenne mensuelle du même ordre de grandeur au cours des trois dernières années. » Très clairement, la chute de la consommation (-24% en mars) liée au confinement a fait chuter la demande de crédit à la consommation. De même, pour les crédits immobiliers, seuls les ménages ayant pu signer un compromis de vente juste avant le confinement; ou dans les quelques jours qui ont suivis; ont pu déposer leurs dossiers de prêts auprès de leur courtier ou de leur banque.

L’heure de la reprise ?

Le déconfinement du 11 mai 2020, progressif, va nécessiter pour tous les français d’apprendre à vivre différemment. Être un peu moins en mode latin, un peu plus en mode scandinave dans les comportements sociaux. Économiquement, il y aura définitivement un avant et un après COVID-19 : Gestes barrières, et sûrement une reprise lente de la consommation. Concernant l’immobilier, les banques remontent leurs taux, ce qui va réduire le pouvoir d’achat des ménages les plus faibles. Ces mêmes ménages étaient déjà « sanctionnés » par les recommandations du HCSF fin 2019. Nous craignons que 25% des projets des français n’obtiennent pas d’accord de prêt.

Et le rachat de Crédits ?

Il y aura, malheureusement, un pic de demande de rachat de crédits. En effet, beaucoup d’indépendants vont avoir une situation financière plus délicate. Avec une baisse significative de leurs revenus, liée à l’arrêt de l’activité pendant le confinement. La reprise de l’activité sera sans doute lente. Ces indépendants auront besoin de solutions pour réduire la charge mensuelle de leurs crédits. Nous serons à leur côté pour les aider à négocier ces rachats ! De même, les ménages qui auront été confrontés à la perte de son emploi par l’un des 2 emprunteurs pourront avoir recours au rachat de crédit pour alléger leurs mensualités (Sous réserve de la validation des conditions de ressources et d’endettement par les banques partenaires).

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